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Derniers commentaires

  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Les Bêtises enfantines

Écrit par Zohra.

Depuis Madrid, nous partons à Aguilas avec notre bus jaune et deux tentes. Après trois jours de route, nous arrivons à destination à deux heures de l'après-midi. Papa va discuter avec Manu notre voisin, Zélia et moi le suivons car il a une fille de 10 ans, Yuli. Dès le premier jour, elle nous propose d'aller faire du patin dans la rue perpendiculaire à la nôtre qui est plus large, plus longue et goudronée. Nous commençons à jouer, une petite fille de sept ans, Gisella sort de chez elle avec ses patins. Dans la maison en face, un préadolescent Juan sort dehors, lui aussi avec des patins. Loli, une autre petite fille de sept ans, par contre sans patins, propose à tout le monde de jouer au loup. Nous patinons et jouons pendant quatre heures de temps. Le lendemain et les jours suivants, nous nous éclatons!!!!

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Mais bien sûr, un groupe d'enfants sages n'existe pas...

Un bel après-midi, Yuli et Loli s'assoient sur le capot d'une Mercedes grise un peu délavée. Je demande à Yuli:

- Depuis combien de temps la voiture est-elle garée ici ?

Elle m'assure qu'elle est ici depuis un mois et demi.

La voiture est sûrement abandonnée. Je m'assieds donc avec elles en faisant attention de ne rien casser. Mais soudainement, Loli saute depuis le capot sur le toit de la voiture et glisse jusqu'à l'arrière. Zélia et Yuli l'imitent. J'essaye en vain de les arrêter, mais elles m'ignorent. A la fin, je menace Zélia de tout dire aux parent et je rentre avec elle.

 

Le lendemain, maman prévoit d'aller à la plage. Zélia et moi courons chez Yuli, pour lui proposer de nous accompagner. Mais elle nous explique qu'elle est punie car la Mercedes d'hier a le capot enfoncé, le coffre et le toit rayés. La voiture appartient en fait à une famille de gitans et l'un deux a pris une photo de nous assises sur la voiture! Impossible de nous faire passer pour quelqu'un d'autre!! Tout le monde est punis sévèrement. Papa nous explique que pour les parents de Yuli et Loli payer les réparations sera difficile à cause de la crise qui les touche particulièrement. Vu que la voiture appartient à un gitan, tout le monde se méfie de lui car ici, on suppose que tous les gitans sont malhonnêtes. C'est vrai que dans cette histoire là, Chiquito n'a pas été très honnête. Il nous apporte un devis de réparation de 1400 euros. Manu, papa et Victoria trouvent le prix un peu exagéré car la voiture est vieille.

Papa et Manu vont éclarcir un peu l'histoire. Ils vont au garage et discutent calmement avec le carossier. Ils apprenent que Chiquito avait prévu de repeindre entièrement la voiture à nos frais. En réalité, le prix des dégats revient à 400 euros. Quand papa et Manu lui assurent qui ne payerons pas plus que 400 euros; le gitan accepte avec joie l'accord car sûrement, il pensait que nous ne le payerons pas. Le prix est divisé équitablement, papa et maman paient 200 euros et chacune des deux autres familles 100 euros.

Pendant ces quatres semaines de négociations, Yuli et Loli n'ont pas pu sortir dehors. Pendant ce temps, nous jouons avec Karlos (4 ans) et Paula (6 ans) qui habitent juste en face de chez nous. Je m'amuse moins qu'avec Yuli car ils sont plus petits.

 Maintenant, nous jouons avec Loli car Yuli est en vacances en Ukraine. J'attends impatiemment qu'elle revienne car je m'ennuie un peu. Zélia non, car Loli, Karlos et Paula sont plus des enfants de son âge.

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(mis en ligne à Aguilas, Espagne)

Fête de retour le 29 juin

Écrit par Florence.

Après 34 mois d'absence, nous serons de retour à Genève dans deux petites semaines et marquerons l'événement  comme à notre départ par une petite fête apéritive qui aura lieu de

15h00 à 18h00 à

l’ÉCURIE,  le bistrot de l'îlot 13, en face du parc des CROPETTES.



La chance nous sourit car il s'agira d'une fête dans la fête, la date coïncidant avec le fameux festival des Cropettes qui se tiendra dans le parc. Bien que les événements ne soient pas liés, les amateurs de jazz et d'ambiance populaire seront donc ravis.


Comme la dernière fois nous prévoyons de faire simple. Nous nous chargerons de la viande pour quelques brochettes apéritives, les boissons s'achèteront directement à la buvette de l'Écurie et nous remercions d'avance toutes les personnes qui peuvent collaborer en apportant  salades,  gâteaux ou autres accompagnements alléchants.


Nous nous réjouissons de tous vous revoir à cette occasion.
Venez donc en famille avec chiens, chats, ados et canaris !


Les 5 Sans de retour...


Merci de nous annoncer votre venue par mail ou via le site internet.

Notre carnet d'adresse n'étant plus à jour, nous nous excusons auprès des personnes que nous n'avons pas pu inviter par mail. Voilà chose faite !

                                                                      (mis en ligne à Aguilas, Espagne)

Droopy

Écrit par Zélia.

Pendant le voyage j'étais contente d'avoir Droopy parce que sans lui on aurait pas fait le voyage.

Il faisait partie de la famille, car il était tout le temps avec nous: pour faire l'école, pour manger, pour dormir et pour nous déplacer.

C'était rigolo de passer des pistes avec Droopy, parce que ça sautait de tous les sens dans le camion.

 Ce que je n'aimais pas, c'était de rouler toute la journée parce que je m'ennuyais.

 

J 'aimerais bien refaire le même voyage.

 

 Zélia

 

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(Lettre écrite spontanément à Droopy quelque temps après sa vente. La qualité  n'est pas très bonne, mais elle était destiné à être envoyé par la poste..., Florence)

 

                                                       (mis en ligne à Aguilas, Espagne)

Les déchets des uns font le bonheur des autres

Écrit par Zachary.

Voici, pour alimenter ce goinfre de site internet, un texte sur les déchets que j'ai écrit pour l'école.

En espérant qu'il va vous plaire, bonne lecture.

 

Lors d'un voyage autour du monde, on constate que la pollution est présente, même dans les régions les plus reculées. L'un des nombreux problèmes qui revient fréquemment est celui des déchets. Dans les grandes villes comme dans les petits villages, ces derniers sont toujours présents.

 Chaque pays à son lot de déchets. Évidement, les zones touristiques sont nettoyées, les quartiers riches sont eux aussi propres comme des sous neufs. Par contre, en s'éloignant de ceux-ci, en pénétrant plus dans la ville, on découvre rapidement des quartiers pauvres, souillés de la première à la dernière rue par les déchets.

À Iquique, au Chili le bord de mer est synonyme de perfection; les poubelles s'alignent tout les dix mètres. Pareil pour le centre ville, où viennent de nombreux touristes. Puis,en avançant dans la zone industrielle, on découvre, sous les maisons délabrées d'où sortent des têtes ébouriffées d'enfants sales, des montagnes de déchets en putréfaction.

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Dans certains pays, les déchets ne sont pas traités et s'accumulent simplement autour des maisons, comme au Laos, dans les villages de la forêt tropicale. Les habitants sont habillés de T'shirt "Télétubies" et jettent sous les yeux des personnes présentes, leurs bouteilles de "Coca Cola", entre les pilotis de leur maison. De même en Syrie, les passagers de véhicules ont l'habitude de jeter par la fenêtre leurs emballages et leurs gobelets. On constate qu'il existe ainsi en premier plan un problème d'information et d'éducation.

En Turquie, ainsi que dans bon nombre de pays, le tri des déchets n'est pas réellement organisé. Mais il est effectué par des couches pauvres de la société qui fouillent dans les poubelles, les containers et les décharges pour en sortir les objets monnayables, qu'ils chargent dans de grands sacs ou dans des charrettes. Le recyclage s'il est donc présent est avant tout un moyen de subsistance.

 Dans plusieurs pays, l'État se soucie peu des déchets, soit par pur égoïsme, soit par manque de moyens. Effectivement, quand on s'aperçoit que déjà le financement de l'éducation et l'accès à l'école posent de nombreux problèmes; on imagine mal une prévention globale et efficace. Au Laos, il nous est arrivé de distribuer des bonbons à de petits écoliers alors que nous campions en face d'une école. Lorsque la cloche a sonné, et que les enfants sont repartis, le sol était recouvert d'emballages de bonbons. La prévention a surtout lieu dans les zones touristiques et les parcs nationaux , car ces derniers rapportent de l'argent. Sinon celle-ci et le traitement des ordures sont envisagés comme des coûts inutiles.

 

Mais le manque de prévention ou l'éducation ne sont pas la seule cause de ces déchets. Il existe plusieurs autres raisons. En voici une qui me semble intéressante; c'est le développement des grandes entreprises dans les pays émergents.

Ces dernières importent leurs produits, dans ces pays. Amenant du travail et des objets qu'elles considèrent comme très utiles ; elles se disent qu'après tout, ça n'est pas leur faute si les gouvernements des pays où elles arrivent ne sont pas suffisamment développées pour accueillir leurs produits sans que cela engendre une pollution importante. Effectivement, dans les pays occidentaux, le recyclage est déjà adapté aux marchandises locales, tout comme l’économie d'énergie ou de matières plus polluantes que d'autres. Dans la plupart des pays d'Europe, lorsque l'on va faire ses courses, on a l'obligation d'amener un sac solide pour empaqueter ses achats ou à défaut d'en acheter un. Contrairement à cela, dans la plus grande partie des pays d'Asie et d'Amérique du Sud, dans les grands magasins, de fragiles sacs plastiques sont utilisés par paire et distribués gratuitement, en grand nombre.

De même, dans leur pays d'origine, les entreprises ont souvent l'obligation de récupérer les déchets produits par leurs marchandises. En Amérique latine ainsi qu'en Asie, elles profitent des règles moins strictes pour faire des économies.

Forcer les entreprises qui opèrent à l'étranger à réparer leur dégâts en récupérant les déchets qu'engendre leur production, serait une solution efficace pour réduire les déchets mondiaux.

 

Pour conclure, ce voyage m'a permis de comprendre que l'Homme dans une vie simple et proche de la nature n'est pas le plus grand responsable de la pollution terrestre. La cause principale se trouve dans l'abus et la généralisation des nouvelles technologies et des progrès, par une petite partie de la population mondiale. Je pense que l'Amérique du nord ainsi que l'Europe sont les plus grands pollueurs de la nature. En effet, les tributs d'Indiens vivant au fond de la Jungle et utilisant les ressources de la nature ne sont pas source de pollution. Ils vivent heureux sans jamais voir une seule ordure dans tout leur domaine...

Les Travailleurs

Écrit par Zélia.

Nous sommes en Argentine, de retour à Salta chez Anibal, espérantiste ( si on rajoute un « c » devant la première lettre de son prénom = Canibal et personne ne s'approche plus de lui) !!

Anibal fait construire un étage de plus à sa maison pour héberger plus de personnes. Il y a des travailleurs. Zohra et moi aidons les travailleurs à porter les briques et à remplir des seaux de ciment. Ils nous ont donné des bonbons et un autre jour nous leur donnons des pâtisseries.

Nous nous amusons beaucoup et les travailleurs étaient tristes quand nous sommes partis.

 

Merci au lecteur, AUREVOIR !!!!!!!

GROS BISOUS !!!!!!!!!

 ZÉLIA !!!!!!!

 

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                                                  (mis en ligne à Madrid, Espagne)

Recette espagnole

Écrit par Florence.

Cette recette, typique des tapas espagnols demande du temps de préparation. Mais comme toujours, plus l'on passe de temps dans la cuisine, meilleur c'est... alors n'hésitez pas à essayer !

 

LAS CROQUETAS DE NERI

 

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Ingrédients (pour environ 20 croquettes)

 700g de poitrine de poulet

100g de jambon cru

4 c.s de farine

½ litre de lait

2 oeufs

huile d'olive

chapelure

sel/poivre

 

 

Préparation:

 - Cuire le poulet à l'eau. Une fois qu'il est bien cuit, l'effiler et le couper en morceaux minuscules.

Couper également le jambon en tous petits morceaux.

 

- Dans une poêle assez creuse, faire revenir le poulet et le jambon dans de l'huile d'olive. Baisser le feu à toute petite flamme et rajouter la farine. Bien mélanger et ajouter petit à petit le lait sans cesser de remuer pour obtenir au final un mélange onctueux et assez solide pour pouvoir former les croquettes. Vous n'aurez peut-être pas besoin de la totalité du demi litre de lait. Salez et poivrez.

 

- Laisser bien refroidir au moins deux heures au frigo.

 

- Préparer une assiette avec de la chapelure et une assiette avec les deux oeufs battus.

Prélever l'équivalent d'1 c.s de pâte et former un boudin d'un diamètre de bouchon.

A l'aide de deux fourchettes, pour que le boudin ne colle pas aux doigts, le rouler dans la chapelure, puis dans l'oeuf et enfin à nouveau dans la chapelure.

Attention: paner les croquettes juste au moment de les frire, sinon la chapelure risque de s'humidifier.

 

- Frire les croquettes dans de l'huile et déguster chaud.

 

                                          (mis en ligne à Madrid, Espagne)

Buenos Aires, le retour...

Écrit par Florence.

L'année passée, à la même date, nous atterrissions à Buenos Aires pour un an de voyage en Amérique latine. Dans mon article « La Bourse ou la Vie », je relatais mon incompréhension de la violence apparemment particulière sur le continent sud-américain.

Quel est le bilan aujourd'hui de ce sentiment d'insécurité fortement ressenti, surtout à Buenos Aires ?

 

Dans la capitale argentine, logeant dans la banlieue, chez Mabel, espérantiste, nous devions prendre le train régional depuis la gare du Retiro pour quarante minutes de trajet jusqu'à Beccar. Or, le Retiro est connu des « portenos » pour son danger, de même que le quartier où nous logions. Autant dire qu'à notre arrivée en 2012, nous avons été directement mis dans le bain...

Cette mise en situation abrupte a tout simplement conditionnée la suite de notre voyage. Nous avons par exemple délibérément évité Sao Paolo ou Rio de Jaineiro et nous laissions très peu Droopy longtemps sans surveillance. Heureusement, car plusieurs voyageurs en camping-car se sont fait voler des affaires de valeur, dans un pays ou dans l'autre, à l'intérieur du véhicule vide de ses occupants.

Pourtant, à Buenos Aires même, les touristes rencontrés ne partageaient pas du tout notre sentiment d'insécurité, car en logeant au centre-ville, la vision de la capitale est bien différente et plus rassurante. Des policiers sillonnent en effet les rues afin de préserver le marché lucratif du tourisme!

Ainsi, même si des histoires de vols circulent entre voyageurs, nous étions beaucoup plus au courant des réalités des pays traversés grâce à nos contacts plus étroits avec les espérantistes et les locaux. C'est à Buenos Aires et Montevideo que nous avons d'ailleurs entendu le plus d'anecdotes sordides de vols, braquages et meurtres!

 

Heureusement, les onze mois de voyage nous ont permis de relativiser les dangers présumés. Dès notre départ de Buenos Aires, nous avons vite réalisé que les histoires de violence relatées sont presque toujours déformées et exagérées au fur et à mesure des versions. Après avoir entendu trois fois la même rumeur dans différents lieux du braqueur tirant une balle sur sa victime, balle traversant le crâne depuis l'arrière pour ressortir par l'oeil droit, rendant ainsi invalide l'infortuné; nous doutions sérieusement de la totale véracité de l'anecdote. Mais bien évidement, les chauffeurs de taxis et les personnes qui gardent les voitures parquées contre quelques sous, ont bien intérêt à entretenir ces histoires horribles s'ils veulent conserver et augmenter leur travail!!

Mais oui, les risques de pillages sont plus élevés en Amérique latine et je ne comprends toujours pas pourquoi, mais toutes les banlieues de capitales ne se ressemblent pas. Lors de notre long séjour à Sao Sebastiao, une des villes satellites de Brasilia, nous ne nous sommes pas sentis menacés.

De même, lors de notre retour en Argentine du nord, Salta nous a heureusement offert une vision toute différente du pays. Cette ville compte presque un million d'habitants et pourtant elle parait sans dangers. Au milieu de la nuit, je rentrais à pied avec les enfants à l'appartement que nous louions depuis chez notre ami Anibal sans craintes. Jusqu'à une heure avancée en effet, les habitants discutent sur le pas de leur porte occupants ainsi la rue. Dans ces conditions, avec autant de témoins, commettre un crime quelconque devient plus difficile.

 

De retour à Buenos Aires en mars dernier, je tentais donc de poser un regard neuf sur la ville, enrichi de plusieurs mois d'expérience sur le continent. Rien à faire, les ondes négatives se sont à nouveau imposées à moi. Que se passe-t'il donc dans cette capitale? Avant même que je ne dise quoi que ce soit, Horacio, un vieil ami argentin de Jacques, revenu vivre au pays après des années d'exil en Europe a partagé avec nous le même ressenti. Tout en nous assurant qu'il ne reconnaissait plus son pays d'autrefois où l'entraide et la solidarité était légion. En à peine six mois de séjour, il a vécu lui aussi les promesses en l'air, la recherche du profit à tout prix, les arnaques en tout genre et la fierté de l'arnaqueur quand il a bien plumé son pigeon. Certes nous avions nous mêmes aussi déjà vécu ces désagréments au cours des trois années de voyage, mais jamais ensemble et dans un même lieu...

 

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Preuve en est le coup de massue assénée par Mabel, chez qui nous étions revenus cette année. Lors de notre premier séjour déjà, Mabel nous avait demandé une contribution financière en échange des repas qu'elle cuisinerait pour nous. Pas de problème, nous sommes nombreux et payer la nourriture pour tant de personnes peut vite d'avérer coûteux. Même si en tant qu'espérantistes, l'accueil de quelques jours se veut gratuit voire très peu onéreux pour peu que l'invité parle espéranto. Or cette fois, nous n'avions qu'un petit-déjeuner compris - pas toujours complet d'ailleurs - pour plus de 70chf par nuit... Pas vraiment bon marché puisque pour une telle somme j'arrivais à cuisiner trois repas par jour pour huit personnes... Mais bon, les temps sont difficiles pour les argentins et c'est bien connu, les suisses sont par définition riches !! Mais le pire, est arrivé le matin de notre départ. Mabel nous a annoncé sans complexe que le prix avait augmenté car pendant les quatre jours de notre séjour le change au noir du dollar avait pris l'ascenseur. Pas très glorieux, surtout pour une espérantiste de faire du bénéfice sur le dos de ses hôtes. Autant afficher « Bed & Breakfast » et proposer un service correct. Mabel est d'ailleurs la seule des centaines d'espérantistes rencontrés lors de notre périple, qui a recherché un profit quelconque dans notre rencontre... Grâce à nos quatre nuitées, elle a gagné un tiers du salaire moyen d'un argentin ; belle arnaque non ?

 

Si Vientiane est de loin ma capitale préférée de ce voyage; vous l'aurez compris, Buenos Aires est celle que j'ai le moins aimé!

 

                                                         (mis en ligne à Madrid, Espagne)